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Decouvrez ici l'article que Sud Info La Capitale avait rédigé à propos de ma conférence sur l'usage thérapeutique des sextoys.


Mais qui est ce Valentin?

L'histoire de la Saint-Valentin : entre saints, oiseaux et marketing.

Quand on entend « Saint Valentin », on s’attend à une histoire religieuse bien rangée. Mais la réalité est plus complexe, un peu folklorique… et rarement romantique à l’origine.

Qui était Valentin ? 

Le nom vient de plusieurs personnages historiques appelés Valentin (Valentinus en latin), tous morts au IIIᵉ siècle en tant que martyrs sous l’Empire romain.

Le plus souvent évoqué par les historiens est Valentin de Terni (ou de Rome), prêtre ou évêque, exécuté vers l’an 270 sous l’empereur Claude II le Gothique. La légende moderne raconte parfois que Valentin aurait célébré des mariages chrétiens en cachette, ce qui aurait contré une loi romaine et lui aurait valu la condamnation à mort. En réalité, les sources antiques ne permettent pas d’affirmer cela avec certitude : il n’existe aucun document historique direct attestant que Valentin mariait des couples pour protéger des hommes de la guerre. On sait seulement qu’il fut arrêté et exécuté en raison de sa foi chrétienne, ce qui, à l’époque, équivalait à un crime aux yeux de l’État romain.

Pourquoi le 14 février ? 

Le 14 février est la date à laquelle l’Église a associé le culte de Valentin dans ses calendriers liturgiques. Cette date apparaît dès le Ve siècle : le pape Gélase Iᵉʳ l’a fixée comme jour de commémoration du saint.

Mais il se trouve que, dans la Rome antique, une fête païenne importante se déroulait justement à cette période : les Lupercales, célébrées du 13 au 15 février. Les Lupercales étaient une fête de purification et de fertilité dédiée au dieu pastoral Faunus.
Le rituel était spectaculaire et un peu brutal : des hommes enduits de sang sacré couraient nus ou semi-nus autour de Rome, puis frappaient les femmes avec des lanières de peau de bouc pour favoriser la fertilité.

Cela n’avait absolument rien à voir avec l’amour romantique, mais plutôt avec des rites de purification et de fertilité.

Christianisation d’une date… et naissance d’une fête d’amour.

À partir du Ve siècle, l’Église a cherché à remplacer des fêtes païennes par des célébrations chrétiennes. Fixer une fête pour un martyr en plein milieu des Lupercales était une façon de récupérer cette période du calendrier tout en donnant un sens chrétien.

Il n’existe aucune source historique sérieuse indiquant que la Saint-Valentin a été officiellement créée pour célébrer l’amour romantique à l’époque.

En fait, l’association entre le 14 février et l’amour romantique n’apparaît pleinement qu’au Moyen Âge, surtout au XIVᵉ siècle, notamment grâce aux poètes comme Geoffrey Chaucer, qui ont commencé à relier cette date à la « saison des amours des oiseaux ».

Saint-Valentin, patron des amoureux ? 

L’idée que Saint-Valentin serait le « saint patron des amoureux » n’est pas documentée avant le Moyen Âge. Les récits mentionnant un pape du nom d’Alexandre VI en 1496 qui aurait officiellement désigné Valentin comme protecteur des amoureux ne reposent sur aucune source fiable dans les textes historiques de l’époque.

Des traditions populaires au folklore moderne.

Avec le temps, des coutumes variées se sont greffées à cette date :

  • Au Moyen Âge, dans certaines régions d’Europe, le 14 février fut associé à des jeux sociaux où jeunes gens et jeunes filles se rencontraient, parfois selon une forme de tirage au sort.

  • À partir du XIXᵉ siècle, apparaissent en Angleterre puis aux États-Unis des cartes d’amour imprimées, puis, au XXᵉ siècle, des traditions commerciales de chocolats, fleurs et cadeaux.

La plupart des usages modernes n’ont rien à voir avec les saints martyrs antiques, mais résultent d’un mélange de traditions populaires, d’interprétations littéraires et d’évolutions commerciales.

 

Getty Image©.


Partie 2: Saint-Valentin réussie : quand rien ne se passe comme prévu (et que c’est parfait)

Il faut conclure cette histoire de Saint Valentin par une note positive quand même!

Les Saint-Valentin qui fonctionnent ne sont presque jamais spectaculaires. Elles sont justes.

Et ce qui revient dans les récits heureux que j’entends, ce n’est pas le décor, mais l’absence de performance.

La réussite n’est pas dans le programme

Une Saint-Valentin réussie commence souvent par une phrase simple : « On verra. »

Pas de menu imposé, pas d’horaire sacré, pas d’objectif sexuel caché sous la nappe. On mange ce qu’on aime. On rentre quand on veut. Et surtout, on laisse la place à l’imprévu.

Ironiquement, c’est souvent dans ces contextes que le désir revient. Parce qu’il se sent invité, pas convoqué.

Le vrai romantisme : dire ce qu’on veut (et ce qu’on ne veut pas)

Les couples satisfaits osent dire :
Ce soir, j’ai surtout envie de tendresse.
J’aimerais bien quelque chose de plus coquin, mais sans pression.
Et si on ne faisait rien de spécial ?

La réussite n’est pas dans l’acte, mais dans l’accord. Et cet accord, quand il est explicite, libère énormément.

Quand l’intimité gagne sur le symbole

Les meilleures anecdotes ne parlent pas de chandelles, mais de rires.
Un plat raté à la maison.
Une soirée pyjama.
Un rapport sexuel inattendu… ou pas de rapport du tout, mais une vraie connexion.

La Saint-Valentin réussie, c’est souvent celle où l’on cesse de vouloir être “un couple idéal” pour redevenir un couple réel.

En conclusion (de sexologue, mais pas que)

La Saint-Valentin n’est ni un test, ni une obligation, ni un révélateur magique.
C’est juste un soir.

Et parfois, la plus belle réussite, c’est de ne pas attendre de ce soir-là ce qu’il ne peut pas donner.

 

Finalement, qu’elle soit ratée ou réussie, la Saint-Valentin raconte toujours la même chose : notre rapport aux attentes.
Ce n’est ni le restaurant, ni le sexe, ni même l’amour qui font la différence, mais l’écart entre ce que l’on croit devoir vivre et ce que l’on s’autorise réellement à vivre.

Les soirées les moins mémorables sont souvent celles où l’on a voulu cocher des cases.
Les plus belles, celles où l’on a accepté de les laisser vides.

Et s’il fallait retenir une seule chose de toutes ces anecdotes entendues, ce serait celle-ci :
le désir n’aime ni les injonctions, ni les calendriers, ni les scénarios pré-écrits.
Il préfère largement l’imperfection, la liberté… et un couple qui ose être sincère, même un 14 février.


Partie 1: Saint-Valentin : autopsie d’une soirée (presque) ratée

Chaque année, autour du 14 février, mon cabinet devient une annexe du service après-vente de la Saint-Valentin. On ne vient pas consulter à cause de cette soirée, bien sûr. On vient à cause de ce qu’on y a projeté.

La Saint-Valentin, c’est ce moment étrange où l’on décide, collectivement, que l’amour et le désir doivent être synchronisés, performants, créatifs… et réussis entre 19h et 23h, dessert compris et douche incluse.

Le dîner imposé : 

Le scénario revient souvent :

« Le restaurant était très bien… mais aucun de nous n’aurait choisi ces plats. »

Menu spécial Saint-Valentin, quatre services, accord mets-vins imposé, ambiance tamisée obligatoire. On mange lentement, on commente poliment, on sourit. Le problème n’est pas le repas : c’est l’absence de choix. Or le désir, sexuel ou relationnel, déteste l’obligation déguisée en attention. Et puis quand on regarde autour de soi, on a l'impression de se retrouver dans une séance collective de dîners amoureux, à celui qui aura le plus beau bouquet, à celle qui aura l'immense honneur de se faire demander en mariage devant des clients amusés ou gênés.

Résultat ? On arrive à la fin du dîner rassasié, un peu lourd, légèrement frustré… et censé être subitement très excité.

Le fantasme de la “soirée exceptionnelle”

« Je voulais marquer le coup. »

Alors on sort la lingerie achetée à la va-vite, le jeu de rôle improvisé, la playlist trop explicite. Et là, surprise : l’autre n’est pas dans le mood. Parce que le désir ne se déclenche pas sur commande, même emballée dans du satin rouge.

Pour beaucoup de couples, cette soirée devient une épreuve de validation :
On en fait trop cela passe pour fake. On n'en fait pas assez, on se demande si l'autre nous aime encore. Alors, quelle est la solution?

Un indice?  Ni l’un ni l’autre.

Quand vouloir “bien faire” tue l’instant

Les Saint-Valentin ratées ne sont presque jamais dues à un manque d’amour. Elles viennent d’un excès de pression, d’attentes non dites, de scénarios "c'est comme cela que cela se fait".

Et parfois, le plus pathétique,  le plus touchant en fin de compte, c’est cette phrase :

« On a passé une bonne soirée… mais on était déçus quand même. »

Déçus de quoi ? De ne pas avoir vécu ce qu’on croyait devoir vivre.


Je n'aurais peut-être pas dû...

Que nous raconte ce chuchotement?

La “dette sexuelle” : une construction socioculturelle plutôt qu’un mécanisme biologique. C'est un concept utilisé dans le langage courant pour décrire un sentiment subjectif selon lequel une personne se sentirait redevable sexuellement après avoir reçu une attention, un cadeau, une invitation, ou un service. Il n'y a pas d'obligation réelle imposée par la relation ou la personne. Cela concerne les hommes ET les femmes. Ici, la rencontre d'Adèle n'a jamais montré de signes pour la forcer. Il a été prévenant avec elle et n'a fait aucune pression sur elle. Adèle passait sincèrement une bonne soirée. Mais... Pourquoi dire oui?

Les femmes, dans beaucoup de cultures, apprennent à ne pas “décevoir” ou à être accommodantes, même au prix de leurs désirs. Mais on retrouve ce sentiment chez beaucoup d'hommes aussi.

 

On retrouve ici les normes de réciprocité: tu a reçu, tu dois rendre. Une règle sociale qui n’est pas spécifique au sexe, mais qui peut s’appliquer aux rencontres.

Elle a investi de l’énergie (temps, conversation agréable, espoir d’alchimie), donc elle peut ressentir une pression interne subconsciente pour “clôturer” l’expérience par l’acte, même sans désir.

Dire non peut sembler plus difficile que céder à une intimité non désirée, surtout si l’autre est gentil et que la situation semble socialement « normale ». Adèle avait l'idée aussi que peut-être un mauvais baiser pouvait cacher un bon amant, une sorte d'exception qui confirmerait la règle.

Se dégager d’un sentiment de dette sexuelle implique de replacer le corps comme autorité première.
En sexologie, le corps est considéré comme un indicateur prioritaire du consentement :

  • l’absence de désir,

  • l’ambivalence,

  • le malaise,

  • ou la neutralité émotionnelle

sont des signaux suffisants pour légitimer un refus ou un arrêt, indépendamment du contexte relationnel.

La capacité à reconnaître ces signaux et à leur accorder une valeur décisionnelle est un apprentissage, et non un trait inné.

Se sortir d’un sentiment de dette sexuelle est un processus de réappropriation de l’autonomie sexuelle, fondé sur :

  • une compréhension claire des mécanismes sociaux en jeu,

  • une redéfinition du consentement comme expression du désir réel,

  • et un renforcement progressif de l’assertivité.

Aucune interaction sociale, affective ou matérielle ne crée d’obligation sexuelle légitime.


Alcool et sexualité

Tournée minérale et sexualité : quels bénéfices pour les femmes et les hommes ?

La « tournée minérale », est le bon moment pour se poser des questions sur sa consommation d'alcool et sur les effets que cela peut avoir sur notre santé et notre sexualité.

L’alcool est souvent perçu comme un facilitateur du désir ou de la désinhibition. En réalité, ses effets sont ambivalents et majoritairement délétères sur le fonctionnement sexuel, surtout lorsqu’il est consommé régulièrement. Mais même une seule soirée bien arrosée peut faire comprendre que sexe et alcool ne vont pas toujours bien de pair. La désinhibition peut entrainer des comportements à risque, un désir décuplé mais un corps qui refuse de répondre.

Sur le plan physiologique, l’alcool agit comme un dépresseur du système nerveux central. Il perturbe les mécanismes hormonaux, vasculaires et neurologiques impliqués dans l’excitation sexuelle, l’érection, la lubrification et l’orgasme.

Ces quelques lignes ici n'abordent qu'une infime partie des actions de l'alcool sur notre comportement et notre psychisme. Elles permenttent de se faire une idée des implications d'une consommation régulière sur notre santé et notre sexualité.

Chez les hommes : érection, désir et fertilité

Que fait la limitation d'alcool?

  • Amélioration de la fonction érectile
    L’alcool altère la vasodilatation nécessaire à l’érection et peut favoriser les troubles érectiles, y compris chez les hommes jeunes. La réduction de la consommation améliore la qualité et la fiabilité des érections.

  • Meilleur équilibre hormonal
    Une consommation chronique d’alcool est associée à une baisse de la testostérone, hormone clé du désir sexuel et de la vitalité sexuelle.

  • Qualité du sperme
    L’alcool peut diminuer la concentration et la mobilité des spermatozoïdes. Une période sans alcool peut améliorer certains paramètres de la fertilité masculine.

Chez les femmes : désir, plaisir et confort sexuel

Les effets positifs de la limitation de la consommation d'alcool:

  • Augmentation du désir sexuel
    L’alcool perturbe l’axe hormonal et le sommeil, deux facteurs essentiels du désir. Une réduction de la consommation favorise un désir plus stable et plus spontané.

  • Meilleure lubrification et sensibilité
    L’alcool peut accentuer la déshydratation et réduire la réponse sexuelle génitale, entraînant inconfort ou douleurs pendant les rapports.

  • Orgasmes de meilleure qualité
    En diminuant l’effet anesthésiant de l’alcool sur le système nerveux, certaines femmes rapportent des sensations plus intenses et une meilleure présence corporelle.

Bénéfices communs : énergie, image corporelle et relation à l’autre

Chez les femmes comme chez les hommes, la limitation de l’alcool favorise :

  • un sommeil de meilleure qualité, améliorant le désir et la satisfaction sexuelle ;

  • une augmentation de l’énergie et de la vitalité ;

  • une meilleure perception de son corps, souvent associée à une confiance sexuelle accrue ;

  • une présence émotionnelle et relationnelle plus authentique, bénéfique à l’intimité du couple.

En pratique clinique

Il ne s’agit pas de moraliser la consommation d’alcool, mais de rappeler que la sexualité est un indicateur sensible de la santé globale. Une période de réduction ou d’arrêt peut constituer une expérience intéressante pour observer les liens entre habitudes de vie, désir, plaisir et relation à l’autre. Si votre consommation vous semble élevée, si vous éprouvez des difficultés relationnelles ou sexuelles, n'hésitez pas à en parler à un.e professionnel.le qui saura vous guider et vous aider.


Cancer et sexualité : un sujet essentiel, longtemps invisibilisé

Ce 4 février 2026, c'est la journée mondiale contre le cancer.

Le cancer et ses traitements n’affectent pas uniquement la vie ou la santé physique. Ils ont également un impact profond sur la vie intime et sexuelle des personnes concernées. Pourtant, la sexualité reste encore trop souvent absente des échanges entre patient·e·s et professionnel·le·s de santé, alors même qu’elle fait pleinement partie de la qualité de vie.

Des effets multiples, variables selon les personnes

Les répercussions du cancer sur la sexualité sont multiples et dépendent de nombreux facteurs : type de cancer, traitements reçus (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie), âge, état de santé général, histoire personnelle et relationnelle.

Parmi les effets fréquemment rapportés figurent :

  • la fatigue persistante,

  • les douleurs,

  • les troubles hormonaux,

  • la baisse du désir sexuel,

  • les difficultés d’excitation ou d’orgasme,

  • les troubles de l’érection ou de la lubrification,

  • les modifications de la fertilité.

Ces effets peuvent être transitoires ou durables. Ils ne sont ni systématiques ni identiques d’une personne à l’autre.

Image corporelle et estime de soi

Les transformations physiques liées à la maladie ou aux traitements (perte de cheveux, cicatrices, mastectomie, stomie, variations de poids) peuvent profondément affecter l’image de soi. De nombreuses personnes décrivent un sentiment d’étrangeté vis-à-vis de leur corps, une perte de confiance ou la peur de ne plus être désirable.

Selon l’Institut national du cancer, ces bouleversements peuvent entraîner un repli sur soi et une diminution de la vie intime, en particulier lorsque le sujet n’est pas abordé ou accompagné.

Sexualité : au-delà de la performance

La sexualité ne se limite pas à l’acte sexuel ou à la performance. Elle inclut aussi le désir, la tendresse, le contact, l’intimité émotionnelle et le lien à l’autre. Pendant et après un cancer, certaines personnes redéfinissent leur sexualité, en explorant d’autres formes de proximité ou en réajustant leurs attentes.

Les spécialistes insistent sur l’importance de reconnaître cette diversité d’expériences et de ne pas imposer de normes. Il n’existe pas de « bonne » manière de vivre sa sexualité après un cancer.

Le silence comme facteur d’isolement

De nombreuses études montrent que les patient·e·s attendent souvent que les soignant·e·s abordent la question de la sexualité, tandis que ces derniers supposent parfois que le sujet n’est pas prioritaire ou qu’il relève de la sphère privée. Ce silence mutuel contribue à l’isolement et à la banalisation de la souffrance sexuelle.

Pourtant, la Haute Autorité de Santé rappelle que la prise en compte de la vie sexuelle fait partie intégrante des soins de support en cancérologie.

L’importance de l’accompagnement

Des solutions existent. L’onco-sexologie, discipline à l’interface de la médecine, de la sexologie et de la psychologie, propose un accompagnement adapté aux personnes atteintes de cancer, seules ou en couple. Les traitements médicamenteux, la rééducation, les dispositifs médicaux, le soutien psychologique ou la thérapie de couple peuvent contribuer à améliorer la qualité de vie sexuelle.

L’Organisation mondiale de la Santé rappelle que la santé sexuelle fait partie intégrante de la santé globale et du bien-être, y compris en contexte de maladie chronique.

Ouvrir le dialogue

Parler de sexualité dans le cadre du cancer n’est ni futile ni indécent. C’est reconnaître que les personnes malades restent des personnes désirantes, relationnelles, sensibles. Ouvrir le dialogue permet de normaliser les difficultés, de réduire la culpabilité et de favoriser des prises en charge adaptées.

Informer, écouter et accompagner sont des leviers essentiels pour améliorer la qualité de vie pendant et après le cancer.


Je rappelle que les histoires chuchotées ici ne sont pas des récits de consultations. 

Il était brun, il était beau,...

Que peut-on retenir de ce chuchotement?

Nous allons parler du désir, cette chose tellement intense et parfois si fragile.

Le désir est souvent plus fort lorsque l’expérience est rare, intense et éphémère. Ici on parle d'un rencontre brève mais marquante : sensualité, passion, imprévu, contexte secret. Ce sont tous des éléments qui renforcent la charge émotionnelle du désir.

Scientifiquement, lorsque l’on vit des moments intenses et émotionnellement chargés, ces souvenirs sont mieux consolidés dans la mémoire émotionnelle, ce qui les rend plus vifs et durables. 

On sait que le désir de rester connecté à un ex-partenaire peut maintenir une préoccupation ou une attente après la séparation : même lorsqu’on tente de « tourner la page », le cerveau continue à associer l’autre à des sensations positives.

Ce désir de lien, combiné à des signes intermittents de disponibilité (messages, retours occasionnels), peut créer une forme d’attachement intermittent, qui est souvent vécu comme plus difficile à oublier précisément parce qu’il alterne présence et absence.

Les expériences sexuelles libèrent des hormones liées au plaisir et à la récompense, ce qui rend ces moments particulièrement tenaces dans la mémoire.

Lorsqu’une expérience sexuelle est perçue comme émotionnellement significative, elle peut laisser des traces plus marquées que des rencontres sexuelles « neutres » : c’est la combinaison du désir, de l’émotion et du contexte (secrets, intensité) qui explique que l’expérience « marque ».

Au fond, cette histoire rappelle que le désir adore les imprévus, que la mémoire retient surtout ce qui l’a fait vibrer, et que les amants voyageurs sont excellents pour les départs… un peu moins pour les arrivées. Résultat : le corps s’en souvient, le cœur s’en amuse (avec un léger soupir), et la morale est simple : parfois, la passion nous marque… et c’est très bien ainsi, tant qu’on garde nos valises émotionnelles dans la cabine, pas en soute.


Rapide...

Que peut-on retenir de cette histoire?

Amélie (prénom d'emprunt) a 40 ans, vient de sortir d’une relation toxique et se demande si l’amour rime toujours avec prises de tête mais n'a pas spécialement envie d'avoir de réponse à cette question. Ce n'est pas le sujet. Alors, retour à la féminité, au plaisir… et à la liberté. C’est comme si elle venait de récupérer son passeport pour mener sa vie comme elle l'entend, sa sexualité comme ELLE en a envie.

Un soir, elle rencontre M, un homme plus jeune. Il est respectueux, beau et posé — la version humaine d’un slow motion séduisant. Mais après 30 minutes chrono, ils se disent au revoir sans regrets pour elle avec le sentiment d'avoir vécu un truc vraiment sympa.

Psychologiquement, ce genre de rencontre brève mais intense n’est pas si rare quand on sort d’une relation compliquée (et non compliquée aussi d'ailleurs):

  • on a envie de savourer l’instant,

  • de sentir que l’on peut encore désirer et être désirée (et quelle satisfaction quand ça marche !),

  • et parfois, l’intensité remplace la durée,

Il n'y a rien de dramatique, malsain, bizarre dans cette rencontre. Juste deux personnes qui profitent d’une belle parenthèse. Un moment sensuel, sexuel partagé sans tabous, ni jugements.

Ce que je retiens? Cette fameuse demi-heure a été surnommée “un M”, devenue une unité de mesure non officielle  juste pour décrire toute expérience courte mais délicieusement satisfaisante. Pas de moquerie, juste une surprise joyeuse de constater que parfois ça peut être bien sans être long.

 Moralité (s'il en fallait une) :
On ne mesure pas toujours les bons moments à leur durée. Parfois, une demi-heure très bien remplie vaut mieux qu’une éternité tiède, surtout quand on parle de plaisir et de sexualité.


Journée Mondiale du Câlin ce 21 janvier 2026. 

  • Réduction du stress et de l'anxiété : L'ocytocine, libérée lors d'un câlin, agit comme un tranquillisant naturel qui diminue le taux de cortisol, l'hormone du stress.
  • Renforcement du système immunitaire : Les contacts physiques fréquents, comme les câlins, augmentent la résistance aux infections et aux virus.
  • Amélioration de la santé cardiaque : Ils aident à diminuer la pression artérielle et à apaiser la respiration.
  • Bien-être émotionnel et confiance : Ils augmentent l'estime de soi, combattent la solitude et favorisent un sentiment de sécurité et de bonheur.
  • Renforcement des liens sociaux : Ils créent un lien fort entre les personnes, facilitant la confiance et la gestion des émotions. 

Un câlin sincère est un outil de santé gratuit et naturel, efficace pour se détendre et se sentir réconforté. 

Alors, câlinez-vous!!

 


On parle beaucoup de sexualité dans les médias et les réseaux sociaux, souvent en surface : comment ça marche, ce qu’il faut éviter, ce qu’il faut faire, combien de fois, ce qui est "normal".

Mais les choses les plus intéressantes ne se trouvent pas dans les manuels, ni dans les statistiques. Elles se trouvent dans les détails : la première fois qu’un objet nous a fait sourire, le silence qui suit une lettre ouverte, la gêne qu’on ressent avant de poser une question que tout le monde pense mais que personne n’ose dire, les fous rire pour combler un malaise, les papillons d'un premier rendz-vous.

C’est pour cela que Et si on chuchotait n’est pas un guide technique ni un magazine de conseils. C’est un espace d’écoute et d'échanges. On commence toujours par une lettre — la tienne — parce que c’est elle qui nous raconte ce qui ne rentre pas forcément dans des cases, mais qui fait écho à ce que beaucoup vivent en silence.

Aujourd’hui, nous explorons un paradoxe : plus nous disposons d’informations sur le plaisir, moins nous parlons de ce qu’il représente pour nous, individuellement. Les sextoys deviennent des sujets de conversation non pas parce qu’ils sont nouveaux, mais parce qu’ils sont un prétexte pour parler de nos expériences, de nos attentes, de nos doutes, et parfois de nos maladresses.

Alors écrivons. Parlons doucement, sans tabou affiché, mais avec curiosité et bienveillance. Parce que les secrets, quand on les partage, cessent d’être des jugements pour devenir des histoires humaines.

Bienvenue dans mes chuchotements et rougissons de plaisir ensemble.